Actu du jour : Marchés sous tension : Nvidia, Trump, Pelosi et l’Iran au cœur des nouvelles turbulences financières. / 25/08/2026.

Nancy Pelosi : plusieurs millions de dollars investis en actions

De nouvelles transactions boursières déclarées par Nancy Pelosi révèlent des investissements réalisés par son mari, Paul Pelosi, pour plusieurs millions de dollars. Les opérations, effectuées à la fin du mois de juillet 2026, ont notamment porté sur Bloom Energy et Intel.

Le couple Pelosi a notamment acquis 15 000 actions de Bloom Energy, ainsi que 200 options d’achat dont le prix d’exercice est fixé à 100 dollars avec une échéance en juin 2027. Il s’agit de la première position déclarée du foyer Pelosi dans cette entreprise.

L’intérêt pour Bloom Energy intervient dans un contexte particulièrement favorable aux entreprises capables de répondre à l’explosion de la demande énergétique des centres de données liés à l’intelligence artificielle. L’entreprise dispose notamment d’une relation commerciale avec Intel dans le domaine des solutions énergétiques.

Les investisseurs surveillent donc attentivement ce type de transaction, car les achats d’actions par des personnalités très exposées aux marchés peuvent alimenter les spéculations sur les secteurs susceptibles de bénéficier des prochaines tendances économiques.

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Nvidia enchaîne sept séances de baisse

Nvidia vient d’enregistrer sa plus longue série de pertes depuis septembre 2022.
Le 24 août 2026, l’action du géant des semi-conducteurs a connu une septième séance consécutive de baisse. Sur l’ensemble de cette période, le titre a perdu environ 7 %.
Cette correction intervient alors que les investisseurs deviennent plus prudents à l’approche de la prochaine publication des résultats du groupe. Après plusieurs années de progression spectaculaire portée par l’intelligence artificielle, le marché cherche désormais à déterminer si les valorisations élevées des entreprises technologiques restent justifiées.
La baisse de Nvidia ne signifie toutefois pas nécessairement que les perspectives du secteur de l’IA se détériorent. Elle traduit surtout une pression à court terme sur les valeurs technologiques, dans un contexte où les investisseurs deviennent plus sélectifs.

Donald Trump investit dans SpaceX après son introduction en Bourse

Le président américain Donald Trump aurait acheté pour 15 001 à 50 000 dollars d’actions SpaceX le 23 juin 2026, selon une déclaration financière rendue publique en août.
Cette opération est particulièrement suivie puisqu’elle intervient seulement quelques jours après l’introduction en Bourse historique de SpaceX, réalisée le 12 juin.
L’investissement s’inscrit dans un mois particulièrement actif pour le portefeuille présidentiel, qui aurait enregistré plus de 1 000 transactions boursières.
La Maison-Blanche affirme toutefois que les investissements sont gérés par des institutions tierces indépendantes, chargées notamment de suivre des indices de référence. Selon ces informations, Donald Trump et sa famille ne participeraient pas directement aux décisions d’investissement.
L’opération illustre néanmoins l’importance croissante de SpaceX sur les marchés financiers, alors que le secteur spatial attire de plus en plus de capitaux et d’investisseurs.

Washington durcit la pression économique sur l’Iran

Sur le front géopolitique, l’administration Trump a lancé « Operation Economic Outcast », une nouvelle offensive visant plusieurs secteurs stratégiques de l’économie iranienne.

Les sanctions ciblent notamment les réseaux liés au pétrole, au transport maritime, aux cryptomonnaies, à l’or et à l’aviation.

Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, estime que Téhéran doit choisir entre l’isolement économique et une réintégration dans le système économique international. Washington pourrait également étendre les mesures à certaines grandes institutions financières, y compris potentiellement des banques chinoises.

Pour les marchés, cette situation constitue un facteur de risque important. Une aggravation des tensions autour de l’Iran pourrait avoir des conséquences sur les prix du pétrole, les transports maritimes, l’inflation et les marchés financiers mondiaux.

Des marchés encore relativement calmes malgré les tensions

Malgré la nouvelle offensive américaine contre l’Iran, la réaction immédiate des marchés est restée relativement limitée.
Téhéran a rejeté les menaces américaines, estimant que les nouvelles mesures ne modifiaient pas fondamentalement la situation. De leur côté, plusieurs analystes considèrent les sanctions comme sérieuses, mais estiment qu’elles restent encore éloignées d’un véritable choc économique mondial.
Cette réaction mesurée montre que les investisseurs cherchent désormais à distinguer les annonces politiques de leurs conséquences économiques concrètes.
Le pétrole, le dollar, l’or, les actions technologiques et les actifs liés aux cryptomonnaies restent ainsi particulièrement sensibles à l’évolution de la situation.

IMPACT ET ANALYSE DES MARCHÉS

  • CONDUCTEURS MACROÉCONOMIQUES : :  
Les sanctions américaines contre l’Iran, les risques de blocus du détroit d’Ormuz et les incidents impliquant des pétroliers font grimper le prix du Brent vers les 100 dollars et provoquent des flambées du WTI, créant une inflation persistante et une volatilité de l’offre tout au long de l’hiver.
Le doublement des rachats d’obligations à long terme plafonne les rendements, affaiblit le dollar américain, alimente la hausse de l’or au-dessus de 4600 $ et les flux de cryptomonnaies tout en soulevant des inquiétudes quant à la monétisation de la dette.
Les chances d’une hausse des taux de la Banque du Japon en septembre sont de 80 %, la RBA maintient le cap, la BCE et la Banque d’Angleterre restent prudentes ; la résilience des données économiques aux États-Unis et dans la zone euro contraste avec la faiblesse de la Chine et les frictions tarifaires.
  • MACRO SCENARIOS :  
Haussier si: Les tensions à Hormuz s’apaisent, la réduction du taux de réserves obligatoires de la PBOC se concrétise, les rachats d’obligations du Trésor prolongent la faiblesse du dollar et les flux de capitaux à risque soutiennent les actions et les devises des marchés émergents.
Baissier si: La fermeture totale du canal d’Ormuz fait grimper le prix du pétrole au-dessus de 110 dollars, les rendements à long terme remontent malgré les rachats d’obligations, provoquant une correction des marchés actions et un rebond du dollar américain grâce à la demande de valeurs refuges.

ANALYSE TECHNIQUE ET TENDANCES ACTUELLES DES MARCHÉS :

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